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Guide du vendeur

Les étapes de la commercialisation d'une propriété, dans l'ordre

Cette page est le plan d'ensemble. Chaque étape renvoie au guide qui la détaille — et l'ordre compte, parce qu'une étape faite trop tard bloque celles qui la suivent.

1. Savoir ce qui vous reste, avant de savoir à quel prix afficher

Le prix de vente n'est pas le montant que vous recevez. Entre les deux : la pénalité de remboursement anticipé s'il y a lieu, la quittance hypothécaire, les honoraires du notaire, les ajustements de taxes et la rétribution du courtier. Ce calcul se fait avant d'afficher, parce qu'il change ce qu'une offre donnée signifie pour vous.

C'est aussi le moment de trancher la question du mode de vente, avec ses avantages réels des deux côtés.

2. Rassembler le dossier pendant que rien ne presse

Les documents sont demandés au pire moment : quand une promesse d'achat est acceptée et qu'un délai court. Les réunir maintenant ne fait pas gagner du temps sur le calendrier — ça évite de perdre une transaction parce qu'une pièce manque.

Le certificat de localisation est le document qui se commande le plus tard et qui prend le plus de temps à obtenir.

3. Remplir les Déclarations du vendeur, sérieusement

C'est l'étape où un vendeur s'expose le plus, et c'est celle qui se bâcle le plus souvent. Ce que vous savez et que vous n'écrivez pas peut vous être opposé longtemps après la signature.

Deux guides couvrent le formulaire et le cadre légal derrière lui.

4. Préparer la propriété pour les photos, pas pour la visite

L'ordre est contre-intuitif. Les acheteurs voient votre propriété en photo avant de la voir en personne, et la photo se prend une seule fois. Ce qui doit être fait — dégagement, éclairage, réparations visibles — doit l'être avant le photographe, pas avant la première visite.

5. Fixer le prix et signer le contrat de courtage

Le prix se fixe à partir des comparables — des propriétés semblables réellement vendues récemment, dont les prix de vente ne sont pas publics au Québec. L'estimation est préparée par André Schinck, courtier immobilier résidentiel et commercial, après une visite de la propriété. C'est une opinion de courtier fournie à titre indicatif, pas une évaluation agréée.

Le contrat de courtage encadre la suite : la durée, la rétribution convenue — qui n'est pas fixée par la loi et se négocie —, les conditions de la mise en marché. Il se lit avant d'être signé, en entier.

Sur ce que valent vraiment les différents chiffres qu'on vous donnera, et sur qui décide au bout du compte :

6. La mise en marché et les visites

L'inscription paraît, les photos circulent, les visites commencent. C'est la période où l'attention des acheteurs actifs est la plus forte, et elle ne se répète pas : ceux qui cherchent depuis des mois voient la nouvelle inscription dans les premiers jours.

Une précision qui se règle à cette étape et qui revient constamment en litige : ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas, et sous quelle garantie.

7. La promesse d'achat et ses conditions

Une promesse acceptée n'est pas une vente. Elle est presque toujours assortie de conditions, et deux d'entre elles décident du sort de la transaction : l'inspection préachat et le financement de l'acheteur.

Savoir comment se traite un rapport d'inspection défavorable, et connaître la différence entre une préautorisation et une préapprobation, change ce que vous acceptez.

8. Chez le notaire, et ce qui vient après

Le notaire vérifie les titres, prépare l'acte de vente, obtient la quittance et répartit les sommes. Le solde net vous est versé après.

Si vous rachetez ensuite, deux choses se préparent en parallèle plutôt qu'après : le mandat qui encadre votre recherche, et la question fiscale du déménagement.

Ce qui décale tout le calendrier

Quatre situations doivent être réglées avant l'étape 5, pas pendant : une succession dont la déclaration de transmission n'est pas publiée, une séparation sans entente sur la vente, un sinistre ou une réclamation d'assurance en cours, un logement dont la situation locative est en litige.

Afficher avant de les avoir réglées produit des offres qui n'aboutissent pas.

Ce que ce plan ne dit pas. Il ne donne aucun délai. La durée d'une commercialisation dépend de la propriété, du secteur et de ce que les acheteurs font au moment où vous affichez — et aucun courtier ne peut la garantir, ni promettre une vente ou un prix. Ce guide décrit des règles générales : il ne remplace ni l'avis d'un notaire sur vos titres, ni celui d'un avocat sur un litige, ni celui d'un fiscaliste sur l'impôt de la transaction. Quand votre situation sort du cadre — indivision, immeuble patrimonial, zonage particulier, succession contestée —, c'est un professionnel qu'il faut consulter, pas une page web.

Une question précise sur votre propriété ?

Un article répond à la moyenne des cas. L'estimation répond au vôtre. Elle est préparée par André Schinck, courtier immobilier résidentiel et commercial, elle est gratuite, et c'est une opinion de courtier — pas une évaluation agréée.